Ce temps en suspension

Il y a des moments de vie où on ne sait plus très bien ce qu’il en est. Nous avons passé « la » crise, mais nous ne sommes encore nul part en apparence. En tous cas, nous ne sommes pas là où nous voudrions être.

Mais d’abord, où souhaiterions nous être ?

Il en est de nos vies comme de la nature. Après une saison de récolte, parfois même de récoltes, il faut laisser la terre de reposer un instant. Il faut laisser notre cœur ou notre esprit se reposer un instant.

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Dans un cadre apparemment non-transformé

Certains ont traversé les embûches et restent dans le même cadre apparent : le même couple, le même travail, les mêmes loisirs …. mais tout cela n’est qu’apparemment identique. Nous savons tous combien nous ne reprenons jamais tout à fait là où nous pensons reprendre. Nous voilà enrichis. Enrichis de l’expérience passée, si lourde soit-elle. Alors, les cadres semblent les mêmes, mais l’équilibre est différent. Et dans la suspension de l’attente des nouveaux événements, il y a tous ces mouvements imperceptibles qui préparent la nouvelle semence et la nouvelle récolte.

Dans un univers tellement différent du précédent qu’on se sent en équilibre

D’autres ont vécu des bouleversements tels que tous les cadres sont tombés : couple, famille, travail, cercle amical … Qu’il est difficile alors le temps de suspension ! Ce temps d’attente -mais qu’est-ce que l’attente ?- de ces nouvelles énergies qui vont guider la vie vers son nouveau dessein, vers nos nouveaux souhaits.

Sur un fil. Entre deux mondes. Entre deux marches. Entre deux vies. Ce moment où la tempête s’est arrêtée, et on ne sait pas très bien encore si une nouvelle arrive ou si c’est le souffle de la suite sereine, et surtout nouvelle, qui pointe le bout de son nez.

L’automne et l’hiver pour préparer le printemps

Alors, regardons la nature. Elle nous enseigne toujours la nature :

– la patience : le printemps arrive toujours après l’hiver et il porte en lui l’été.

– la résilience : il suffit d’un souffle de vie dans une tige pour faire grandir un arbre

– la force : le roseau ne plie jamais face au vent

– l’écoute : c’est dans les bruits silencieux de la nature que j’entends son appel et que j’entends la vie.

Il y a tellement de mouvements invisibles dans la suspension que laisse voir la vie comme pour mieux nous apprivoiser. Il y a tellement de mouvements inconscients dans le silence de votre pensée consciente.
Tandis qu’en apparence la terre se repose, les sous-sols fertiles préparent la saison à venir. Tandis qu’en apparence votre conscient ne bouge plus, patiente, votre inconscient prépare la récolte à venir. Soyez confiants, si vous ne le sentez pas, votre Inconscient le sait.